HandiKart

Championnat de France Handikart

Handikart: Maxime Leger maîtrise et gagne

Comme il avait pu le faire lors du Championnat de France à Ancenis, Maxime Léger a largement dominé ses valeureux adversaires lors du Trophée International Handikart à Essay. Sous les yeux du gratin du karting européen, les pilotes Handikart ont largement participé au succès du meeting.

Handikart maxime leger maitrise et gagne 2

 

Dès les chronos, Maxime Leger imposait son rythme en tournant en 50”462, à moins de quatre secondes des temps de Juniors, bien moins lourd qu’eux. Trois manches gagnées et trois meilleurs tours plus tard, Leger conservait sa première place au cumul. Derrière en revanche, plusieurs pilotes démontraient leurs prétentions pour le podium: Alain Nicolle (2-3-3), Mickael Vache (3-4-5), Laurent Flamant (4-5-7) ou encore Adrien Turkawka (13-2-2).

Cinquième de sa première manche, Snoussi Ben Moussa devait hélas déclarer forfait pour la suite de la compétition. En préfinale, un magnifique duel pour la 2e place s’engageait entre ces pilotes derrière Leger, de nouveau impérial. Hélas, dans l’intensité de la bagarre, un accrochage faisait éclater le peloton. Nicolle et Vache renonçaient, ce dernier devant même faire une croix sur la finale sur blessure. Turkawka accédait à la 2e place devant Marc Borgetto, bien revenu, et Flamant.

Mais nous n’étions pas au bout de nos surprises. En finale, un nouvel accrochage faisait plonger Turkawka, tandis que Borgetto renonçait. Aux avant-postes, Maxime Leger filait vers une victoire méritée.

 

Montant en puissance, Stéphane Massard se faufilait et se retrouvait deuxième, une position qu’il gardait jusqu’au bout. Un ultime suspense concernait la dernière marche du podium. Parti dernier, Nicolle remontait comme un avion et finissait par revenir sur Laurent Flamant, 3e. Mais ce dernier tenait bon et assurait la 3e place. Gilbert Meneur prenait la 5e place devant Nicolas Chevesson et le malheureux Turkawka.

En H4, le duel Vianney Chan-Tsin / Fabrice Dubois nous a tenus en haleine des chronos jusqu’à la finale. Dubois a poussé tant qu’il a pu, mais Chan-Tsin a tenu bon malgré un écart qui n’a jamais excédé quelques secondes…

 

 

Qu'est-ce que le Handikart?

« La première fois que j’ai dit à ma famille que j’allais faire du handikart, ils m’ont répondu : Tu n’en as pas eu assez comme ça ! », rigole Alain Nicolle, pilote d’Handikart. Le Trophée international d’Handikart se déroulait à Aunay-les-bois le week-end dernier. « On aimerait bien faire un genre de Coupe du monde ou quelque chose qui s’en rapproche avec les différentes nationalités qui pratiquent le karting. »

Depuis 2011, la discipline a été lancée par l’ASK 61. Le président, Claude Gripon a pris l’initiative de créer une coupe de France. L’handikart est à l’initiative de la FFSA. « On est pratiquement le seul pays à faire rouler les handicapés en compétitions officielles,résume Alain Nicolle. Ces courses organisées en France montrent aux autres fédérations étrangères comment on le pratique. Le but est d’internationaliser notre discipline. »

En Handikart, il y a deux catégories. Les H2 sont touchés sur un ou deux membres, tandis que pour les H4 ce sont trois ou quatre membres. Les karts sont adaptés par les pilotes eux-mêmes. « Le Karting est simple à aménager : il y a juste l’accélérateur, le frein et le volant. »

Pour se faire, les H2 ont des systèmes mécaniques ; les H4 détiennent des commandes assistées hydrauliques ou mécaniques. Tous les pilotes ont fait de la moto ou des courses en auto. « La passion des sports mécaniques nous rassemble. Elle prend le dessus. Il faut savoir rester dans des limites raisonnable. Le karting n’est pas très accidentogène. Pour se faire mal, il faut vouloir en mettre une grosse dose. »

« Le frein, c’est la logistique »

La logistique est le grain de sable du Handikart. Mécano, remorque… Chaque participant doit se débrouiller tout seul. Le matériel ne peut être loué. Il faut le posséder et le modifier pour son handicap. Niveau budget : c’est 2 000 à 3 000 €, pour une course comme celle de ce week-end. Cette fourchette ne comprend pas l’achat du matériel, le déplacement, l’hôtel et les pneus.

Les pilotes d’Handikart peuvent conduire avec les valides. C’est l’objectif ! Il faut qu’il n’y ait pas de différence. « Lorsqu’on est dans le Kart, on se considère comme des pilotes », explique Alain Nicolle. C’est la même volonté qui anime le vainqueur du trophée, Maxime Léger. « Je vais essayer de briller dans les courses valides. Je veux courir devant, et pourquoi pas, monter sur le podium un jour. »